Repères pratiques pour les usagers

 

Les périphrases fréquentes de l'infection nosocomiale

Lorsqu'une infection nosocomiale ou associée aux soins survient, une périphrase est souvent utilisée par le corps médical, car l'expression dérange : c'est encore bien souvent un vocable tabou.

Voici quelques périphrases utilisées après un acte invasif, surtout de type chirurgical :

  • retard à la cicatrisation,
  • aspect louche de l'incision,
  • lâchage ou désunion de suture (qui n'est certes pas toujours d'origine infectieuse),
  • collection liquidienne,
  • écoulement puriforme,
  • mouvement fébrile,
  • isolement d'un germe,
  • état inflammatoire,
  • nécessité d'un traitement antibiotique,
  • petite complication.
Conception et textes : Stéphane GAYET. Dessin : Elisabeth MAURAY Le déni de l'infection nosocomiale est fréquent. C'est un très sérieux problème, car il entrave les actions de prévention

 

Nos conseils face à une situation évoquant une infection "nosocomiale" ou "associée aux soins"

  1. Ne prononcez surtout pas le terme "nosocomial", car cela risquerait d'altérer radicalement le dialogue entre la personne probablement infectée et les professionnels de santé, surtout les médecins.
  2. Soyez aussi direct que possible, vous vous montrerez ainsi lucide, déterminé et courageux.
  3. Demandez : "S'agit-il d'une suppuration ?", car c'est un terme médical, précis et non péjoratif ; son emploi ne risque pas de fâcher votre interlocuteur, à la différence de celui du terme "infection".
  4. Si l'on vous répond "Oui", vous savez qu'il s'agit d'une infection ; si l'on vous répond "Non", demandez alors : "Mais si ce n'est pas une suppuration, est-ce néanmoins une infection ?".
  5. Souvenez-vous bien, au cas où l'on vous prononcerait ce terme, que la "colonisation" ne donne ni fièvre, ni douleur, ni écoulement, ni signe biologique, en d'autres termes qu'elle ne se traduit par aucun signe et que par conséquent elle ne rend pas malade.
  6. En cas de difficulté, vous pouvez nous contacter : cela fait partie de nos missions de service public.

 

Dessin de Philippe Bercovici, texte de Raoul Cauvin, série "Les Femmes en Blanc" (éd. Dupuis) Le malade a le droit d'exiger une transparence totale au sujet des informations médicales qui le concernent Dessin de Philippe Bercovici, texte de Raoul Cauvin, série "Les Femmes en Blanc" (éd. Dupuis, Belgique)

 

L'obligation du médecin d'informer son patient et d'obtenir son consentement éclairé

Vidéo de 6' 30", par Maître Bruno LORIT, avocat à la cour de Paris

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Le droit d'accès du patient à son dossier médical et ses modalités d'application

Vidéo de 7' 30", par Maître Bruno LORIT, avocat à la cour de Paris

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Les associations d'usagers du système de santé

Les principales associations d'usagers du système de santé, qui concernent les infections associées aux soins, sont :

Les structures officielles de recours

Les structures officielles de recours sont :

 

1. à l'échelon de l'établissement de santé, public ou privé :

2. à l'échelon départemental ou régional :

  • la DDASS (direction départementale des affaires sanitaires et sociales),
  • les ordres professionnels (des médecins, des sages-femmes, des infirmières...),
  • la CRCI (commission régionale de conciliation et d'indemnisation des victimes),
  • le tribunal, en dernier recours (procédure longue et laborieuse).

 

Il faut bien distinguer :

  • les démarches dont l'objectif est d'obtenir une sanction chez un professionnel dont on considère qu'il a commis une faute ou une négligence (c'est le fondement du tribunal pénal),
  • les démarches dont l'objectif est d'obtenir une réparation, essentiellement financière, lorsqu'on se considère comme victime d'un préjudice (c'est le fondement des CRCI).

 

Conception et textes : Stéphane GAYET. Dessin : Elisabeth MAURAY L'adjectif nosocomial a acquis au fil des ans une acception très péjorative, mais qui diffère de sa signification originelle. Le directeur d'établissement craint particulièrement les dangers, notamment médiatiques et juridiques, liés à son usage