L'hygiène corporelle

 

L'hygiène corporelle de chaque individu, professionnel de santé comme personne soignée, occupe certainement une place importante, mais il est vrai mal étudiée, dans la lutte contre les infections associées aux soins.

L'hygiène corporelle ne se superpose pas à la propreté corporelle, loin de là. Et c'est même parfois le contraire : une personne qui se laverait trop souvent et de surcroît avec un savon agressif (par exemple, un pain de savon alcalin) provoquerait une irritation de son revêtement cutané, voire de certaines muqueuses (anale et génitale notamment), ce qui favoriserait un dysmicrobisme tégumentaire (perturbation des flores des téguments, c'est-à-dire des flores de surface) préjudiciable. Ainsi, il n'est pas excessif d'affirmer que se laver trop nuit à une bonne hygiène corporelle.

La douche quotidienne est devenue un standard

 
La douche quotidienne, voire bi ou tri quotidienne en cas de nécessité, est devenue au fil des années un standard consensuel d'hygiène corporelle.

 

Ce standard est à moduler en fontion :

- des besoins individuels,

- des conditions climatiques,

- de l'activité physique,

- de l'activité professionnelle.


 

Cependant, certaines personnes n'ont pas cette possibilité, et c'est un problème.

Il s'agit notamment des personnes âgées dépendantes qui sont résidantes en maison de retraite : en moyenne, elles bénéficient d'une douche par semaine, ce qui est insuffisant.