Avertissement

Les corrigés sont classés par ordre croissant selon leur numéro à quatre chiffres. Cet ordre est différent de l'ordre thématique qui est utilisé dans la rubrique "Questions".
 

La ou les réponses exactes sont indiquées en caractères gris très pâle à droite du numéro de la question. C'est volontairement qu'elles sont très pâles, de façon à vous éviter de voir à l'avance les réponses aux questions non encore étudiées.
Pour contraster ces caractères gris pâle, il suffit de les sélectionner avec le pointeur.

0001 ABCDE
La portée maximale de ces microgouttelettes ou gouttelettes de Flügge est de l'ordre de 1,5 mètre. C'est la distance de sécurité à observer face à une personne contagieuse par voie respiratoire (excepté pour la tuberculose et d'autres maladies peu fréquentes), lorsque ni elle ni nous ne portons de masque.

Retourner à la rubrique "Questions".

0002 ABCDE
Le corps humain est de très loin le principal réservoir de microorganismes pathogènes pour l'homme. Ce réservoir humain est en effet le réservoir de la quasi totalité des virus et de la très grande majorité des bactéries. Le virus de la rage (réservoir : le renard), les bactéries de la maladie des légionnaires (réservoir : l'eau) et de la pasteurellose (réservoir : le chat) sont quelques exemples d'exceptions. Nous contaminons les autres, de façon invisible, mais nous nous contaminons également nous-mêmes.

Retourner à la rubrique "Questions".

0003 ABCDE

Un antiseptique ou désinfectant cutané n'agit pas comme un coup de fusil. Le produit doit atteindre sa cible et agir sur elle. Le délai est d'environ 30 secondes pour un produit alcoolique, ce qui ne signifie pas qu'il n'y ait aucune action avant, mais elle est incomplète.

Retourner à la rubrique "Questions".

0004 ABCDE
Grâce à la norme de friction des mains, que l'on a extrapolée au savonnage, on a optimisé le savonnage et la friction des mains. En respectant correctement les 6+1 étapes, on parvient à un résultat vraiment satisfaisant en une vingtaine de secondes. Il n'y a pas d'intérêt à prolonger le geste au-delà de 30 secondes. Cette norme a permis de réduire le temps du geste (certains se savonnaient pendant plus d'une minute) et d'en augmenter la qualité et donc de faire progresser la sécurité des soins.

Retourner à la rubrique "Questions".

0005 ABCDE
Les virus des gastro-entérites sont physiquement et chimiquement résistants. Ce sont des virus nus (sans enveloppe et par conséquent résistants, car l'enveloppe virale est en fait un élément de fragilité). Ces virus sont en effet adaptés au tube digestif et résistent à l'acidité gastrique, à la bile et aux différentes enzymes digestives. Si certains produits hydro-alcooliques pour la désinfection des mains peuvent revendiquer une certaine efficacité sur les virus des gastro-entérites, on considère en pratique qu'ils ne sont pas suffisamment actifs. Les clostridium, bactéries qui sporulent, sont encore plus résistants que ces virus. En revanche, il n'y a aucun doute quant à l'efficacité des produits de désinfection des mains par friction sur les virus grippaux.

Retourner à la rubrique "Questions".

0006 ABCDE

Le concept d'hygiène des mains ne concerne pas que le lavage ou la désinfection, loin de là. La longueur des ongles est déterminante (niche écologique et vecteur) : ils doivent impérativement être coupés à raz. Les bagues et les bracelets sont proscrits. Les manches doivent être courtes ou de type 3/4, de façon à laisser les poignets et l'extrémité des avant-bras non couverts. Le comportement joue également un rôle important : il faut préserver ses mains en évitant de les contaminer, mais également en évitant de contaminer (par exemple : ne pas serrer les mains, éviter d'ouvrir les portes avec ses mains).

Retourner à la rubrique "Questions".

0007 ABCDE
La taille des bactéries s'exprime en microns ou micromètres, unité qui est égale au millième de mètre. C'est l'ordre de grandeur de la taille du staphylocoque (coque de 0,9 micron de diamètre), du colibacille (bâtonnet de 2 à 4 microns de long) et de la grande majorité des bactéries pathogènes habituelles. Si l'on compare la taille des bactéries au pouvoir séparateur de l'oeil humain (200 à 300 microns), il devient évident que l'on a affaire à un mode "infiniment" petit et donc invisible.

Retourner à la rubrique "Questions".

0008 ABCDE
L'eau de Javel est une solution hydro-saline d'hypochlorite de sodium. C'est un produit exclusivement liquide, qui est souvent confondu avec les comprimés chlorés qui sont chimiquement différents (habituellement : dichloro-isocyanurate de sodium ou de potassium). Elle est uniquement désinfectante, sans aucune action détergente. Les formulations commerciales constituées d'eau de Javel et d'un détergent sont d'un intérêt discutable en établissement de santé. L'eau de Javel est un puissant oxydant, responsable de corrosion des métaux. Elle est sporicide, et cette propriété est utilisée lors d'épidémies d'infections à Clostridium difficile. Elle est enfin virucide vis-à-vis de tous les virus, y compris les virus résistants comme ceux des gastro-entérites. Il faut encore ajouter qu'elle inactive les prions.

Retourner à la rubrique "Questions".

0009 ABCDE
Un dispositif médical (DM) critique est, par définition, destiné à être utilisé à l'intérieur du corps, c'est-à-dire dans une cavité aseptique, qu'elle soit naturelle (comme la cavité pleurale ou péritonéale) ou chirurgicale (plaie opératoire). Dès lors, un DM critique doit être stérilisé quand il supporte ce procédé (cela concerne les DM critiques dits thermorésistants ou "autoclavables") ; dans le cas contraire, il doit être désinfecté avec une haute efficacité, c'est-à-dire par trempage dans une solution désinfectante sporicide (cela concerne les DM critiques dits thermosensibles ou "non autoclavables"). Lorsque l'on précise, pour un DM, qu'il est thermosensible, cela signifie implicitement qu'il est à usage multiple (dans le cas contraire, on le qualifie de DM critique à usage unique). Le rinçage (final) s'effectue nécessairement à l'eau stérile qui est une eau conditionnée en bouteilles.

Retourner à la rubrique "Questions".

00010 ABCDE
L'enquête de prévalence sur les infections associées aux soins est une approche polyvalente, mais peu précise. C'est dire qu'elle s'applique à tout établissement, quelle que soit sa taille, mais les données qu'elle produit manquent de robustesse. La prévalence étant par définition l'expression d'un phénomène à un moment donné (exception faite des enquêtes de prévalence dites "de période"), ce type d'enquête s'effectue en principe sur une journée, voire quelques journées dans le cas où un jour ne suffirait pas pour réaliser la collecte des données. S'il peut arriver qu'elles se déroulent sur une semaine dans les cas extrêmes (très gros établissements et équipes épidémiologiques très réduites), cela reste l'exception. Les résultats d'une enquête de prévalence s'expriment sous la forme de taux. Le taux de prévalence global d'infection, ainsi que le taux pour chacun des types anatomo-cliniques d'infection, donnent la situation nosocomiale de l'établissement au moment de l'enquête, mais avec une précision relative. Les enquêtes de prévalence sont de peu d'intérêt pour surveiller les infections de site opératoire, car beaucoup d'infections de ce type se déclarent après la sortie de l'établissement.

Retourner à la rubrique "Questions".

00011 ABCDE

La PVPI ou povidone iodée est un antiseptique majeur, en raison de sa grande puissance d'action(intensité de la réduction de la population microbienne) et de son très large spectre d'activité (nombre d'espèces microbiennes sensibles). Sur le plan de son spectre d'activité, elle est fongicide, bactéricide et virucide sur la très grande majorité des espèces microbiennes fongiques, bactériennes et virales rencontrées en pathologie humaine. La PVPI, comme les autres biocides halogénés (iodés et chlorés), n'a pas de synergie avec d'autres biocides ou produits voisins, exception faite de l'alcool éthylique qui donne avec elle une association dont la vitesse d'action est augmentée (l'alcool est l'un des biocides les plus rapides utilisés en désinfection cutanée). L'association de PVPI et d'alcool éthylique a en outre l'avantage de sécher rapidement, cette propriété étant du reste liée à la précédente.

Retourner à la rubrique "Questions".

00012 ABCDE

Le staphylocoque doré ou Staphylococcus aureus est une bactérie de type coque à Gram positive ou coque Gram plus. C'est l'une des bactéries les plus fréquentes en pathologie humaine en général et dans les infections associées aux soins en particulier (la deuxième après le colibacille). Son pouvoir pathogène est élevé : il existe de nombreuses souches virulentes ou très virulentes. Sa pathogénicité est liée, en plus de la présence habituelle d'une capsule chez les souches virulentes, à la production de toxines dont certaines sont très puissantes et nocives. Sur le plan physico-chimique, cette bactérie a une résistance assez élevée, notamment à la dessiccation (paroi de type Gram plus) et du fait qu’elle n’est pas exigeante. Les porteurs sains chez l’être humain sont très nombreux, de l’ordre de 30 à 40 % des individus. De nombreuses souches de Staphylococcus aureus (SA) sont résistantes aux pénicillines M (pénicillines antistaphylococciques comme la méticilline) : ce sont les « SARM ». Les SARM sont dans la grande majorité des cas en outre résistants à plusieurs familles d’antibiotiques (SARM multi-résistants) et sont donc dans ce cas des BMR (bactéries multi-résistantes aux antibiotiques).

Retourner à la rubrique "Questions".

00013 ABCDE

La légionelle ou Legionella pneumophila est l’agent de la maladie des légionnaires ou légionellose. Il s’agit d’une bactérie de type bacille à Gram négative ou Gram moins. Comme beaucoup de bactéries à Gram négative, elle est sensible à la dessiccation et a besoin d’humidité. C’est encore plus vrai avec elle qui vit en milieu liquide ou semi-liquide (boue). L’une de ses particularités est d’être relativement thermophile, c’est-à-dire que sa croissance est maximale entre 40 et 45 °C, alors qu’elle est faible vers 15-20 °C. Sur le plan de sa pathogénicité, c’est un microorganisme opportuniste, car, chez le sujet immunocompétent, elle détermine en général une forme bénigne de type fièvre de Pontiac, alors que c’est chez l’immunodéprimé qu’elle provoque la légionellose plus ou moins sévère. Cette bactérie n’a été découverte qu’en 1976, ce caractère tardif étant en grande partie lié aux difficultés à la cultiver au laboratoire (la croissance est délicate et lente ; elle nécessite des milieux enrichis spéciaux).

Retourner à la rubrique "Questions".

00014 ABCDE

L’hypochlorite de sodium (en solution hydrosaline) est le nom chimique de l’eau de Javel. Il y a plusieurs principes actifs, parmi lesquels des ions chlorures (Cl-) et des ions hypochloreux (ClO-) : l’hypochlorite de sodium est ainsi un produit chimique de type chloré, donc halogéné (chlore, iode, brome). Il est utilisé à la fois en désinfection cutanée (soluté de Dakin et apparentés) et en désinfection générale (eau de Javel). C’est un produit très réactif, qui est incompatible avec beaucoup de composés chimiques, dont de nombreux agents tensio-actifs. Son activité antimicrobienne est puissante (vitesse d’action) et son spectre d’action est large. Ce dernier couvre les spores fongiques, les spores bactériennes, les mycobactéries, les virus nus et les ATNC ou prions. C’est dire que les bactéries végétatives (non sporulées) lui sont toutes sensibles, y compris Pseudomonas aeruginosa qui n’est pas particulièrement résistante sur le plan physico-chimique.

Retourner à la rubrique "Questions".